COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SAMEDI 7 JUILLET 2018 AU SIÈGE DU #PADES A CONAKRY.
NB : Cet ordre du jour, amendé avec les informations locales si nécessaire, doit servir d’ordre du jour des réunions du PADES à travers le pays et à l’extérieur.
Cette assemblée a été présidée par #Dr_Ousmane_KABA Président du #PADES. L’Assemblée Générale a porté sur les points suivants :
1. Présentation des nouveaux adhérents du parti ;
2. Activités socio-politiques du pays :
a- Adoption de la loi sur la CENI ;
b- Adoption de la convention de financement de SOUAPITI à l’Assemblée Nationale ;
c- Décision gouvernementale d’installation des conseils communaux ;
d- L’augmentation du prix du carburant ;
3. Programme d’implantation et de validation des bureaux à Conakry.
4. Divers.

Compte rendu des discussions
• Actualités Socio-Politiques :
a) Le président a rendu compte du vote à l’Assemblée Nationale de la loi sur la CENI le jeudi 5 juillet 2018.
La loi a réduit le nombre des commissaires de la CENI centrale à Conakry de 25 à 17. Elle a indiqué également le mode de désignation des membres par les partis politiques ayant :
1) Participé aux élections législatives de 2013 et les élections présidentielles de2015 ;
2) Au moins deux députés à l’Assemblée Nationale.
Le PADES critique la méthode de vote. Il estime que le projet n’a pas fait l’objet de consultation et de discussion par l’ensemble des députés.
En fait, le texte a été distribué le 4 et voté le 5 juillet. La procédure habituelle de discussions dans les commissions d’abord et dans l’inter commission ensuite n’a pas été respectée.
Nous avons déploré l’alliance de circonstance entre le RPG, l’UFDG et l’UFR. En outre, le nouveau texte ne s’est pas attaqué au problème de la fraude qui a émaillé les dernières élections locales et provoqué la présente crise politique Post-électorale.
C’est la raison pour laquelle, notre Parti a exprimé des réserves vis-à-vis de cette nouvelle loi de la CENI.

b) Quant à la convention de financement du barrage hydro électrique de Souapiti, le PADES approuve la réalisation des grands barrages sur le Konkouré en Guinée. Cependant, nos réserves portent :
Sur la non transparence du processus d’octroi du marché public. En effet, l’entreprise chinoise CWE qui exécute le barrage a également réalisé les études et sera chargée de l’exploitation de l’ouvrage une fois que celui-ci sera terminé. En outre le coût de réalisation est très élevé (1,5 milliards de dollars pour 540 MW) comparativement aux autres barrages en Afrique et même en Guinée.
c) En ce qui concerne la décision gouvernementale annoncée par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD), elle consiste à installer les conseils communaux et les maires dans les zones ne faisant pas l’objet de contestation électorale déclarée.
Nous avons déploré cette décision unilatérale du Gouvernement car elle n’a pas fait l’objet d’un accord dans le cadre du dialogue Politique en cours.

d) Concernant l’augmentation du prix du carburant à la pompe de 8 000 GNF à 10 000 GNF le litre.
Cette mesure constitue aujourd’hui l’objet de grèves et d’autres troubles sociaux sur toute l’étendue du territoire national.
D’abord, le président a donné des indications sur la structure des prix des produits pétroliers.
En fait, avant l’augmentation des prix (Mai 2018) un litre de carburant en moyenne coutait 6 500 GNF (Hors Taxe) et 1 500 GNF d’impôts et Taxes prélevés par l’Etat, soit 8 000 GNF à la pompe.
Après l’augmentation de 2 000 GNF, la part de l’Etat devient 3 500 GNF et le prix à la pompe devient 10 000 GNF par litre.
Ce que le PADES a déploré, c’est le manque de concertation avec les partis politiques, les syndicats et la société civile comme cela avait été convenu lors des précédents dialogues. L’augmentation unilatérale des prix par le gouvernement a eu comme conséquence immédiate, la hausse désordonnée des coûts de transport et des autres prix des biens et services, sans préjudice des différentes grèves et mouvements sociaux.
Le panier de la ménagère est actuellement très perturbé. Contrairement à ce qui a été déclaré, le fonds monétaire n’est pas responsable de cette augmentation. En réalité, dans le cadre du programme économique négocié avec les institutions de Bretton Wood,

Le budget national a été en déficit à fin 2017 à cause des dépenses électorales illégales et non prévues dans le budget. La solution durable consiste alors à lutter contre la corruption et faire de la bonne gouvernance.
En divers, le Président a insisté sur :
1) L’état délabré du réseau routier notamment le pont de Linsan sur la nationale n°1, ensuite le pont Kankan-Mandiana, Kankan-Kerouané, Kerouané-Banankoro, et Kankan-Kissidougou.
2) La responsabilité de l’Etat quant à la sécurité des biens et des personnes pendant les manifestations et en dehors de celles-ci.
3) La responsabilité du gouvernement dans l’assainissement de la ville de Conakry.
La séance prit fin à 15H.

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